Pendant que Marie, son épouse faisait bouillir la marmite dans la cheminée, les chevaux se reposaient jusqu'au petit matin avant de repartir pour une prochaine étape. L'auberge de Lassalas était née.
François et Marie eurent 2 fils, Eugène, qui épousa Virginie en 1909, et Joseph, le cadet qui fut tué à la bataille de la Marne en 1914. De retour de la guerre, Eugène reprit les travaux de la ferme, tandis que Marie et Virginie s'occupaient de l'auberge. En ce temps là, chaque mois, une grande foire avait lieu au village. Les paysans y venaient vendre leurs produits et se réunissaient à l'auberge autour d'une "chopine", une carafe de 50 centilitres de vin. Les villageois prirent l'habitude de s'y retrouver après la messe du dimanche et l'auberge devînt un lieu de fête à l'occasion des grands évènement familiaux. Certains soirs, le son de l'accordéon entrainait des danses jusqu'au petit matin.
Eugène et Virginie eurent un fils, Joseph, agriculteur à son tour. Son épouse Odette aida Virginie dans sa tâche d'aubergiste. Joseph et Odette eurent également un fils, Roland, que j'épousais en 1969. Tout naturellement, j'ai pris la suite à l'auberge avec Odette qui m'initia aux mille secrets de ses daubes et de ses civets et à la tâche de tenir une maison accueillante.
Nicole Fournier, épouse Lasselas